Publié dans Editorial

Attention !

Publié le vendredi, 21 juillet 2023

Erreur aux autres ! Tout le monde a eu tort sauf moi !  Mettre sur le dos des autres la responsabilité des défaillances commises relève d’une mauvaise foi. C’est trop simple d’avancer que les détracteurs du régime ont réussi à semer la pagaille au cours de cette session 2023. Un constat qui dédouanerait la charge des principaux responsables.

La session du Bac 2023 qui vient de s’achever fut le théâtre, du moins pour certains centres d’examen, d’anomalies graves. On peut le dire sans contour qu’elle a été, dans l’ensemble, bâclée. Nombre insuffisant de surveillants notamment à Tanà qui suppose un manque de sérieux dans le déroulement des examens en salles. Le ministère a dû recourir à des surveillants de … fortune. Des membres du personnel administratif et des étudiants ont été réquisitionnés. Finalement, c’est du n’importe quoi ! C’est trop vite de taxer les opposants détracteurs d’être derrière ce gap et de cette mauvaise organisation.

Les coupures d’électricité de la JIRAMA qui gâchent le bon déroulement de la session affectent beaucoup sur la sérénité des candidats. Certes, les délestages en pleine session ne peuvent pas être imputés aux responsables des examens. La Compagnie nationale porte le chapeau des défaillances.

Mais le gros du problème de cette session 2023 revient aux fuites de sujet d’Histoire-Géographie. L’Histo-Géo fait partie des matières fondamentales pour toutes séries en particulier pour celles A1, A2, les matières littéraires. Seulement, vu le volume et l’épaisseur des leçons d’Histoire et de Géographie à apprendre, il est toujours difficile de maîtriser cette discipline. Avoir une bonne note en H-G au Bac améliore les chances de réussite. D’où la tentation de se verser dans les fraudes. Pour ceux ou celles amateurs de l’argent facile, proposer des sujets, les vrais, d’Histo-Géo au Bac fait bien leurs affaires. Les candidats peu crédibles se bousculent pour enfin se les procurer.

C’est gratuit d’affirmer que les fuites de sujets dont il est question au pays sont l’œuvre des détracteurs. Difficile sinon improbable d’admettre que les opposants au régime sont parvenus à percer le « bunker » à l’intérieur duquel les sujets ont été sécurisés. Pour qu’il y ait fuite il faut bien faire sortir le sujet à l’extérieur de la « forteresse ». Cela ne peut être l’œuvre d’un ou des individus d’extérieur. Donc, forcément cela vient de l’intérieur. Ce qui revient à déduire que le ver est à l’intérieur … du fruit. Cela va de soi !  Ainsi, la responsabilité des détracteurs, s’il en est le cas, se situe au second degré. Ils ne font que profiter de la défaillance pour le jeter sinon l’étaler sur la place publique, évidemment pour salir les tenants du régime. Donc, il faut faire attention de ne pas confondre les choses. 

Qui sont donc les vrais responsables des fuites provoquant ainsi le chaos ? De l’autre côté, il va falloir soulever la montée en puissance, selon le dernier rapport établi, des ravages de la corruption. Ce n’est pas non plus la faute aux détracteurs. Cette corruption envahissante explique en partie cette vague de fuites. Il faut faire attention.

On comprend mieux si le Chef de l’Etat met sur les épaules des opposants déstabilisateurs les tentatives d’inciter aux troubles du fait que ces derniers en profitent pour semer la pagaille.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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